Le type de support influe directement sur le nombre de couches nécessaires pour obtenir un rendu optimal. Chaque surface présente des caractéristiques d'absorption, de texture et d'adhérence différentes qui déterminent la stratégie de mise en peinture la plus adaptée.
Sur les murs neufs en plâtre ou en enduit, la structure très absorbante du support impose systématiquement une sous-couche suivie de deux couches de finition, soit un total de trois passages. Sur les murs déjà peints en bon état, deux couches de finition suffisent généralement, à condition que la teinte de départ soit proche de la nouvelle couleur.
Pour les boiseries et menuiseries, portes, plinthes, fenêtres, la règle est : une couche de primaire ou sous-couche bois, suivie de deux couches de finition laque ou peinture microporeuse. Le primaire bouche les pores du bois, fixe les nœuds et garantit l'adhérence des couches suivantes. Sans primaire sur du bois nu, les couches de finition se rétractent, fissurent et se décollent prématurément.
Pour les surfaces métalliques (radiateurs, portails, garde-corps), un primaire antirouille est indispensable en première couche, suivi d'une à deux couches de peinture laque pour métal. Sur les plafonds, une seule couche de peinture plafond haute couvrance peut suffire en rénovation sur blanc existant, mais deux couches restent la référence pour un résultat véritablement homogène et sans auréoles.